vendredi 19 octobre 2018

Marc & Lou (22)


J'en suis à la 55eme ligne quand il revient vers moi, je le trouve plus calme mais il a toujours ses yeux noirs. Il me fait lever, je dois de nouveau mettre les mains sur la tête. Je suis devant le bureau et lui juste derrière moi. Il descend ma culotte aux chevilles.

- Je ne veux pas te voir bouger ! Tu assumes tes bêtises et JE décide quand J'en aurais fini avec tes fesses !
- Oui Monsieur.

Je ne sais pas quel instrument il a choisi mais le premier coup me fait deviner. Un long bout de cuir tenu par un manche en bois, une fabrication maison redoutable. Je sursaute, la morsure est douloureuse. Marc y met tout son cœur, et enchaîne une dizaine de coups sans un mot. Je finis par descendre les bras pour me frotter les fesses.

- Tu ne bouges pas, ta place !

Malgré l'intensité de sa voix et la claque sur la cuisse, je continue de me frotter. Sa main vient appuyer sur ma nuque et il m'ordonne de me pencher sur le bureau en posant les coudes dessus. Marc reprend immédiatement la volée. Je serre les dents, je gémis et finis par lâcher quelques noms d'oiseaux. Les coups pleuvent, je me demande quand il va s'arrêter. Mes fesses sont brûlantes et douloureuses, mais je me refuse à pleurer et supplier. Il s'arrête enfin, mais passe un bras autour de ma taille et me claque les fesses avec la brosse en bois. Là je bouge, il ne cesse de me dire de rester à ma place et de ne pas bouger mais je ne peux pas. La brosse est piquante et lourde sur mes fesses déjà bien échauffées. Je me débats et arrive à me dégager des entraves de Marc.

Il part dans une furie, il déteste quand je n'assume pas mes actes et que je me rebelle en pleine punition. Marc attrape une chaise, me prend par le bras et me bascule immédiatement sur ses genoux. Il commence cette fessée manuelle sur mes cuisses. Mes pieds se croisent et se soulèvent, mes mains se serrent autour de ses chevilles. Il ne faut surtout pas que je tente de me protéger. Il me gronde en même temps mais je ne comprends absolument rien. Mon cerveau n’assimile aucune parole. Je sais juste qu'il s'est attaqué à mes fesses et que je ne sais plus si j'ai mal ou pas. Il est en train de me perdre dans cette punition. Le mélange douleur, acceptation et plaisir malgré moi, prend le dessus. Mon corps se relâche entièrement, Marc continue alternant la fesse droite et gauche, mes cuisses. Sa main est lourde, il veut marquer le coup pour que je ne recommence plus. Je le comprends à cet instant.

- Debout ! Au coin !

Je m'y dirige sans rechigner et mets les mains sur la tête. À ce moment précis, je ne pense plus à rien, juste à mes fesses que j'ai envie de masser. Oh ! Et à mon intimité qui coule involontairement. Je croise les jambes.

- Ta place ! Tes jambes !

Il est dur dans ses paroles, je connais très peu ce Marc si en colère et déçu. La punition est double : physique et psychologique. Il met la distance nécessaire pour l'instant mais je sais qu'il fait ça pour mon bien et donc par amour.

- Viens ici ! À genoux !

vendredi 12 octobre 2018

Marc & Lou (21)


Cette journée avait si bien commencé, un petit déjeuner en terrasse, un long moment dans les bras l'un de l'autre, un véritable samedi douillet. Il faisait extrêmement beau et Marc avait envie d'une plancha. Je lui propose d'aller faire les courses seule pendant qu'il se reposerait après avoir passé une semaine chargée. J'avais fait mon possible pour ne pas le décevoir et être à ma place, il était légèrement tendu.

Les courses sont faites, je rentre directement pour retrouver Marc. Le téléphone sonne, je décroche… cool c'est Agnès, ma super copine avec qui je fais toutes les bêtises du monde, n’en déplaise à nos chers et tendres. Oh mince les gendarmes… et bien en plus d'une amende pour téléphone au volant, je me prends une amende pour excès de vitesse. Là c'est sûr Marc ne va pas être de bonne humeur.

Je décharge les courses et les range tranquillement tout en réfléchissant à « comment annoncer ça ? ».

- LOU !!!!!!!

Je crois que je n'ai pas besoin d'y réfléchir plus longtemps.

- VIENS ICI !
- Oui j'arrive.

Je ne suis pas vraiment rassurée et je sais que je vais le payer cher, très cher.

- Non seulement, je t'ai déjà puni pour excès de vitesse mais là en plus tu te fous de moi ! Le téléphone ! Il me dit ça en agitant les procès.

Aucune réponse, je suis fautive, ce n'est pas la première fois que je l'utilise au volant mais je ne m'étais jamais faite prendre. Marc m’attrape par le bras et m'entraîne jusqu'au bureau. Il me colle au coin, me met les mains sur la tête et sort. Je n'ose pas bouger même le petit doigt.

Quand il revient, il est dans un tel état qu’il me fait peur.

- Tu vas rester un moment au coin Jeune Fille, je suis trop énervé pour te punir maintenant. Mais tu ne perds rien pour attendre
- Oui Monsieur. Je suis désolée…
- Viens devant le bureau !

J’obéis sans hésiter. Je mets les mains dans le dos et attends. Je n'arrive pas à le regarder dans les yeux.

- C'est la 1ere fois ?
- Non Monsieur
- Tu te fous de moi !?? Tu veux avoir un accident et y passer ? Me laisser seul ? Tu veux finir en fauteuil roulant, tu veux être un légume ?

Ses mots me font l'effet d'une claque et d'une douche froide en même temps. Je n'ai jamais pensé à ça. Il me promet que je ne recommencerai plus après la punition qui m'attend. Mais avant tout, il faut qu'il se calme… il me fait déshabiller, je me retrouve en culotte et soutien-gorge, et je dois copier des lignes telle une gamine. Je suis vexée, je n'aime pas ça du tout. J'ai ordre de m'arrêter d'écrire quand Lui, l'aura décidé.

mercredi 10 octobre 2018

Les mots, le regard...

Ceux qui me connaissent savent que j'aime jouer sur les mots et avec les mots. Seulement quand ceux-ci se retournent contre moi, c'est une autre histoire.

À l'oral, ils me font l'effet d'une claque très forte. Les larmes me montent aux yeux. Je peux lire sur le visage de mon interlocuteur que ce n'est pas pour rire. Je prends les mots en pleine face et ils me font réfléchir instantanément. A cet instant, il m'est impossible de regarder la personne dans les yeux, je suis honteuse et surtout fautive à 100%. Bien souvent je finis sur les genoux de celui-ci et la punition physique commence. En revanche pendant cette punition, les mots qui me sont dit me permettent de lâcher mais il est dur voire même impossible aussi de me souvenir de ce qui a été prononcé. Une fois la sanction finie, les mots me réconfortent et m’apaisent, ils peuvent aussi me faire lâcher une dernière fois. La voix de mon punisseur est plus douce et plus calme. Je suis alors soulagée mais les mots tournent en boucle dans ma tête et ce pour un bon moment.

À l'écrit, c'est tout autre chose. Déjà il y a la distance donc je ne peux pas voir la réaction. Ensuite j'ai une imagination débordante et là ça ne joue pas en ma faveur. Je cogite et pas qu'un peu. Je sais que j'ai déçu. Le pire dans tout ça c'est l'éloignement ou le manque d'affection… je trouve que les mots sont tout aussi durs voir plus durs à l'écrit. Peut être parce qu'ils restent et que je peux les relire.

Mais les mots ne se retournent pas toujours contre moi, heureusement. Ils félicitent, encouragent, réconfortent. On joue avec les mots comme on jouerait aux billes. Il est facile pour moi de taquiner derrière un écran, il est facile de dire ce que je pense. Bizarrement dans ma vie professionnelle, je suis tout autre. Je réponds, mes paroles et mes mots sont justes et prononcés avec confiance.

C'est pareil pour le regard, quand je me retrouve devant un homme qui me domine du regard, je suis incapable de le regarder. Soit je ris et je me fais aussitôt sermonner, soit je jette un rapide coup d'œil et je regarde ailleurs.

Avec les yeux, on peut dire beaucoup, la joie, la colère… mais des yeux qui me fixent et qui me disent « Toi cocotte, tu vas passer un sale quart d'heure » me glacent, me gênent mais ils m’excitent aussi…

Alors imaginer que je sois devant quelqu'un qui me regarde avec sévérité et qui allie les mots à ça.

Bah wep « cocotte » perd ses moyens et devient une petite fille qui se tortille dans tous les sens, qui joue avec ses doigts et ses pieds et surtout qui sait qu'elle va finir les fesses en feu et les larmes qui coulent le long de ses joues.

Tout ça pour dire que finalement, je suis une petite fille qui joue avec les mots jusqu'aux maux..